Parlons de la surpopulation


Lundi 9 février 2009

Cette lettre a été adressée la semaine dernière à trois quotidiens importants : Le Monde, Le Figaro, Sud-Ouest.

« Monsieur le Rédacteur en Chef
Je fais partie d’un groupe de scientifiques (http://gpso.wordpress.com), répartis dans 24 Pays, qui s’est engagé à convaincre les médias de faire cesser le tabou qui s’oppose à toute discussion relative aux problèmes posés par la taille et la croissance de la population humaine en relation notamment avec la dégradation de l’environnement. Nous maintenons ce tabou à notre péril et à celui de millions d’autres espèces.
 
La surpopulation est étroitement liée à toutes les formes de dégradation de l’environnement dont nous prenons conscience maintenant : disparition d’espèces, modifications du climat, pollutions, désertifications, diminution des réserves aquatiques, déforestations etc., or la croissance démographique mondiale est préoccupante. Rappelons quelques chiffres, ils sont éloquents. Il a fallu attendre longtemps pour que la population humaine franchisse le cap du milliard d’individus. C’était en 1800. Cent ans après environ, en 1930, nous étions deux milliards. Tout s’est accéléré ensuite : en 30 ans le troisième milliard a été atteint, 15 ans après le quatrième. Nous sommes actuellement six milliards sept cent millions d’êtres humains avec, en projection, deux milliards supplémentaire d’ici 2050.
 
Pour nourrir ces deux milliards supplémentaires on estime qu’il faudra augmenter les surfaces agricoles de 18%. Faire de l’agriculture c’est « affecter un espace à une espèce animale ou végétale utile à l’homme et exclure de cet espace toute autre espèce concurrente » à cet effet d’exclusion il faut ajouter toutes les pollutions liées aux pratiques agricoles. Il faudra aussi loger cette population c'est-à-dire recouvrir d’importantes surfaces nouvelles avec des matériaux inertes incompatibles avec la vie qui y préexistait. Il faudra développer les voies de transport et de communication, les échanges, les industries, les moyens d’élimination des déchets, il faudra accroître la fourniture d’énergie. Il est illusoire de penser qu’en réduisant notre consommation (même s’il est bon de le faire) nous arriverons à corriger les excès dus à la croissance ininterrompue de la population humaine ; personne ne peut réduire ses besoins organiques à zéro, il faut pour cela ne pas exister.


Il est temps de réfléchir à ces problèmes démographiques et de préparer l’opinion à une perception nouvelle de leur évolution.


Le problème de la limitation des naissances est difficile dans les pays en voie de développement où de grossières erreurs ont été commises dans le passé. Mais les erreurs doivent être utiles pour progresser. Il faudra dans ces pays, par recours aux médias sans doute, mieux y éduquer les femmes en exposant de nouvelles options concernant la taille des familles ; il faudra mieux protéger l’enfance pour qu’une forte mortalité ne soit plus la justification des familles nombreuses ; il faudra enfin rendre les moyens de contraception facilement accessibles à tous.
 
Le projet d’aboutir rapidement à un pallier de croissance de la population humaine et, par la suite, à sa décroissance est une option dont dépend l’avenir de notre espèce et du reste du monde vivant.
 
En espérant que vous voudrez vous intéresser au sujet que je vous expose et que, convaincu de son importance, vous voudrez bien nous aider à en faire prendre conscience (en publiant cette lettre par exemple), veuillez agréer, Monsieur le Rédacteur en Chef etc. »



Les questions environnementales vous intéressent-elles ? Vous pouvez enrichir vos connaissances et acquérir une vision globale de ces problèmes en lisant mon dernier livre : « Environnement, l’Hypothèque Démographique ».



8 commentaires:

Anonyme a dit…

C’est à se demander si quelque chose dans l’air que nous respirons rend l’espèce humaine idiote. Comment se fait-il que des scientifiques écrivent des stupidités de la sorte ? Ou alors ; se croyant la crème de l’intelligence pensent que ceux qui n’ont pas leurs pseudo connaissances sont des débiles ?
Sans me perdre dans les détails car cela demanderait tout un bouquin, le monde occidental et la Russie Blanche qui seront bientôt rejoints par une grande partie de l’Asie, sont en régression de population avec la conséquence normale; vieillissement de la population. Faut-il parler de tous les inconvénients majeurs de cet état de choses ? Je pense que non, nous le connaissons, n’est ce pas ? Alors quoi ? Qui faut-il tuer ? Et cela faisant, qui nous fournira à nous, pauvres vieux séniles, la main d’œuvre nécessaire à notre survie ?

Anonyme a dit…

Les gains de productivité, les machines et les robots sont une solutions adoptée par le Japon pour parer au viellissement de sa population sans importer de population immigrée dans un pays déjà trop densément peuplé.

Anonyme a dit…

Ce que dit ce scientifique est malheureusement vrai...
Et il n'a jamais demande de tuer qui que ce soit !! il insiste juste sur le faite qu'il faut apprendre a controle notre croissance sinon a se rythme l'humanite ne depassera pas 2200 et qui faut apprendre a Reguler la demographie.
Nous agissons, au meme titre que les lapins en Australie, les grenouille taureau, les ecrevisse rouge de Louisiane, et tant d'autre, comme des perturbateurs ecologiques.
Nous n'avons aucun predateur pour nous reguler.
A nous de le faire ! Humainement ou.. bestialement..

Je penses aussi qu'il ne faut pas taire cette information tant qu'on peut tenter de regler ca de façon civiliser.

Anonyme a dit…

Le probleme est trés simple mais beaucoup de persone ne veulent tous simplement pas croire en cette verité meme si elle est devant leur yeux.Je n'ai pas besoin de dire que beaucoup de femme ont besoin d'avoir des enfants,c'est une occupation au meme titre que ces scientifique font de la recherche ou que nous meme nous ayons a nous occupper sans cesse sur internet...,alors oui il y a un probleme,on a le savoir(technologie->baisse de mortalité,hausse de l'esperance de vie..) mais non la sagesse :control de nos desir et envie (d'avoir des enfant par exemple..) dans la perspective de fair un nouveau monde ou les gens serait heureux (ce qui n'est pas le cas)

Didier Barthès a dit…

Vous avez parfaitement raison d'évoquer cette question de la surpopulation c'est en effet le problème principal de l'humanité et de la planète.
Quoi que nous fassions, aussi vertueux soient nos comportements de consommateurs, si nous sommes trop nombreux, nous massacrerons inévitablement tous les biotopes.
En France une association s'est constituée pour réflechir sans tabou à cette question, c'est l'association Démographie Responsable dont les objectifs sont consultables sur son site
http://www.demographie-responsable.org

Canac Sébastien a dit…

le système dans lequel nous vivons s'appuie sur production / consommation, moins de monde sur Terre réduirait la production et donc accentuerait le chômage et la pauvreté. Quel homme politique oserait parler de surpopulation ? L'économie s'oppose complètement à la notion de bien-être, de qualité de vie ... sauf quand elle y voit un intérêt. "la surpopulation est le problème fondamental de l'avenir de l'humanité".(Claude Lévi-Strauss)Pour moi il est trop tard, mais bon la Terre peut vivre sans l'homme et l'homme ne peut pas vivre sans la Terre ... disons pas encore.

Momo a dit…

Oui, il est grand temps de parler de surpopulation.

http://poilagratter.over-blog.net

Anonyme a dit…

La surpopulation est un problème réel et ce n'est pas nouveau (cf la théorie de Malthus 1798 sur la surpopulation) quoiqu'on en disent elle reste interressante.

La population a tendance à s’accroître de manière arithmétique (si pas de gros conflit ou épidémies) et donc appauvrissement car pas assez de ressources (l'évolution des ressources ne suit pas aussi vite).
Pauvreté et surpopulation engendre des conflits (sociaux, racial...) et ces conflits vont limiter la population.

Je suppose que la Terre va conserver son homéostasie et régulera les changements de manière naturelle (catastrophe) ou par l'intermédiaire des humains (l'être humain a bien un prédateur... lui même)

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