La part du gâteau


Lundi 26 mars 2007

Même si nous faisons un effort pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, nous ne ferons que ralentir l’accroissement de la teneur de CO2 dans l’atmosphère et les effets néfastes sur le climat continueront à s’aggraver.
W.S. Broecker (1) propose une autre alternative bien plus contraignante et somme toute plus équitable.

Il faut brûler 4 milliards de tonnes (4 Gt) de charbon fossile environ pour que la teneur en CO2 de l’atmosphère s’accroisse d’une part par million (1ppm). Nous brûlons actuellement l’équivalent de 8 Gt de charbon par an. Si nous voulons que les conditions de vie sur terre restent acceptables, il faut fixer une limite de teneur en CO2 de l’atmosphère à ne pas dépasser.

Prenons par exemple comme limite le double de celle de l’ère préindustrielle (280 ppm.) soit 560 ppm . Comme la teneur actuelle en CO2 est de 380ppm, il nous reste à brûler 4 x (560-380)= 720 Gt d’équivalents charbon, après quoi la vie sur terre risque d’être difficile.

Comment répartir ce gâteau de 720 Gt de charbon à brûler ? Le plus équitable est d’affecter les droits à chaque pays en fonction de leur nombre d’habitants. Les pays pauvres, généralement peuplés, auront plus de temps devant eux pour consommer leur part. Les pays riches devront très vite trouver des parades pour capturer ou enterrer le CO2 qu’ils émettent, avant que leurs droits au gâteau commun ne soient épuisés.

(1) W.S. Broecker Science 9 mars 2007, pp. 1371



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