O.G.M. : Les conclusions


Lundi 9 mars 2009

Cet exposé se divise en cinq parties : rappel de quelques connaissances en biologie, la construction des O.G.M., les risques pour la santé humaine et animale, les risques pour l’environnement, les bénéfices. Il se terminera par une réflexion sur l’aptitude à adopter vis-à-vis des O.G.M.


VI ) Les conclusions
Je voudrais donner quelques chiffres pour que vous ayez une idée de l’importance des cultures O.G.M. (essentiellement les deux O.G.M. dont je vous ai parlé plus haut). Les USA cultivent 58 millions d’hectares, l’Argentine 19 millions, le Brésil 15 millions, le Canada 7 millions, l’Inde 6 millions et la Chine 4 millions. Au total, pour ces 6 pays, plus de 100 millions d’hectares sont affectés aux O.G.M. La culture des O.G.M. n’est donc plus une culture confidentielle. La France peut-elle rester à l’écart de cette évolution ?
Nous ne sommes plus à l’abri des risques de pénétration des produits contenant des O.G.M. pour l’alimentation de nos animaux et de nous même.

Pour la culture des O.G.M. nous avons vu qu’il y avait des éléments positifs et des éléments négatifs. Je pense que le point le plus négatif est le risque de passage du gène nouveau chez des espèces sauvages génétiquement proches de la plante transformée. Ces risques sont cependant très faibles du fait des barrières de croisements interspécifiques, mais ils méritent une étude sérieuse.

Pour les deux O.G.M. dont nous venons de parler, l’autorisation de mise en culture devrait être accordée au maïs résistant à la pyrale pour lequel aucun risque de diffusion du gène n’est possible dans nos pays où il n’existe aucune espèce génétiquement proche du maïs.

Le maïs résistant au RoundupR me parait à la fois trop favoriser les obtenteurs de l’O.G.M. et les fabricants de l’herbicide ; ils soumettent les agriculteurs à une dépendance technique presque exclusive. Par ailleurs les risques de diffusion du gène ne sont pas négligeables pour les espèces autres que le maïs et n’ont pas été bien évalués à ma connaissance.

Tout nouvel O.G.M. devra faire l’objet d’une étude poussée quant aux risques que peut encourir l’utilisateur et l’environnement. L’autorisation de mise en culture d’un O.G.M. doit être donnée au cas par cas après que leur évaluation ait été bien faite.






Les questions environnementales vous intéressent-elles ? Vous pouvez enrichir vos connaissances et acquérir une vision globale de ces problèmes en lisant mon dernier livre : « Environnement, l’Hypothèque Démographique ».



1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bonjour,

je viens de découvrir le blog via le site "un blog par jour", et je viens juste apporter modestement un peu d'encouragement pour le contenu très interessant !
Les textes sur l'agriculture changent de ce qu'on lit d'habitude sur le net (bouh les OGM c'est pas naturel, c'est le mal absolu. Le bio c'est naturel donc c'est bien), et c'est pas plus mal !

Bonne continuation !

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