Une erreur de l'écologie politique


Mercredi 11 janvier 2012

Depuis le désastre de Fukushima les écologistes verts n’ont cessé de harceler le « lobby » de l’énergie nucléaire, de manifester pour obtenir la fermeture des centrales atomiques et l’arrêt de toute activité industrielle liée à cette énergie (fabrication de Mox, transport de déchets ultimes etc.) au point que certains états comme l’Allemagne, l’Italie et bien d’autres encore ont renoncé à cette énergie et s’apprêtent même à démanteler leur centrales en activité. En France des partis politiques ont mis dans leur programme la réduction progressive de la production de l’électricité à partir de l’atome.

Certes Fukushima est un désastre, mais un désastre qui était prévisible : il était stupide de construire des centrales au bord d’un océan où les raz de marée sont fréquents. Les pertes humaines, très nombreuses, ne sont pas dues à la radioactivité dégagée par l’explosion de la centrale mais à la vague géante issue du raz de marée. La surface contaminée est importante mais infiniment petite par rapport à celle du japon sinon à celle de notre planète. Fallait-il donc, au vue de cela, condamner une énergie dont le grand mérite est de ne pas émettre des gaz à effet de serre !

Je voulais surtout en venir à ce qui me parait plus important et dire ce dont on ne parle pas assez et pour lequel on ne manifeste jamais.

Il y a d’abord la démographie galopante de l’espèce humaine. C’est pourtant à cause d’elle que l’environnement est le plus affecté, que même la vie de l’être humain devient plus difficile notamment lorsque les ressources locales sont insuffisantes ou lorsque pour des raisons économiques il ne peut accéder à d’autres ressources. L’écologie politique s’est-elle intéressée un jour au fait démographique, a-t-elle proposé que l’on discute seulement de ce problème, n’est-il pas considéré comme trop délicat pour qu’on en parle !

Il y a ensuite l’émission des gaz à effet de serre. Cette émission ne cesse de croître car si les pays développés tentent médiocrement de réduire leurs émissions, le relai est pris par les pays émergents. Déjà la Chine émet tout autant que les Etats-Unis, l’Inde devient un émetteur important et le Brésil suit. On commence à se rendre compte que le climat se détériore, l’augmentation de la température fait disparaître les plus grands glaciers, les zones de bordure de mer sont de plus en plus exposées aux inondations, la désertification s’accentue en zone tropicale, le climat est plus instable. Alors que fait l’écologie politique en parle-t-elle, manifeste-t-elle ! Et pourtant c’est bien plus grave que Fukushima car toute la planète est affectée.

Fukushima est un évènement spectaculaire qui frappe les esprits ; la surpopulation, les émissions de gaz à effet de serre sont des faits discrets, insidieux auxquels on n’attache pas d’importance, mais justement par leur impact sur notre avenir ne vaudrait-il pas mieux s’en occuper en premier lieu.



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